RECONSTRUIRE VALENCE
Une fois la tourmente passée, tout ou presque est à refaire.
Beaucoup de familles sont à reloger, alors qu'un logement sur dix a été détruit, et que près d'un sur deux compte des dommages plus ou moins importants.
La municipalité, prenant les affaires en main dès la libération, ne se laisse pas déborder par l'urgence. Sous l'autorité de son maire, Jean Buclon, elle adopte un plan de reconstruction et d'aménagement :
Quartier Belle-Image, le plan prévoit de remodeler toute la partie nord de la vieille ville, de percer des rues nouvelles, de reconquérir les anciennes emprises militaires du quartier Chareton

A Valensolles, de nouvelles formes de bâtiments s'apprêtent à sortir de terre.
Après "la cité-jardin" Loi loucheur (1928-1930) et le premier H.B.M. de la Drôme, surgit d'abord la "cité de l'abbé Pierre",

trois longs baraquements abritant 24 familles. (la plupart d'ailleurs s'y maintiendront jusqu'en 1983, époque où ces "baraquements provisoires" seront remplacés par le "Faubourg de Valensolles).
L'Office d'HLM de Valence, après cette cité d'urgence, va construire, vite et beaucoup.
Valence a définitivement perdu ses traits de petite ville de la III° République. Son agglomération comptait près de 50 000 habitants. Ses structures sont à réinventer, ses équipements à reconstruire, son économie à rebâtir.